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JAILLET Stéphane

Ingénieur de recherche CNRS

Coordonnées :

Laboratoire EDYTEM - UMR 5204 du CNRS -
« Environnements, Dynamiques et Territoires de la Montagne »
Bâtiment « Pôle Montagne »
Campus scientifique, Université de Savoie
F-73376 LE BOURGET DU LAC Cedex

Tél. : 04 79 75 86 73
Mél. : stephane.jaillet univ-savoie.fr

THÈMES DE RECHERCHE DÉVELOPPÉS

Général

  • Géomorphologie karstique
  • Cartographie et Topographie 3D
  • Lidar terrestre, modélisation et imagerie 3D

Particuliers

  • Spéléogenèse, karst, imagerie et analyse 3D
  • Accompagnement des études archéologiques, contexte des occupations préhistoriques
  • Terrains : Ardèche, Préalpes, Lorraine, Patagonie, Liban

POINTS FORTS DES ACTIVITÉS DE RECHERCHE

  • Topographie, cartographie, visualisation 3D
  • Milieux karstiques, milieux souterrains, milieux de montagne
  • Programme de recherche Orgnac : géomorphologie, karst, sédimentologie
  • Programme de recherche ANR Climanthrope 2008-2011 (resp. Richard Maire) : effet de site et enregistrements karstiques
  • Programme de recherche Mont Blanc (resp. Philip Deline) : permafrost et scan 3D
  • Travaux de recherche sur la grotte Chauvet Pont d’Arc (resp. J.-M. Geneste, Centre National de Préhistoire)
  • Programme de recherche ERGC « Espace de restitution de la grotte Chauvet » (resp. J.-J. Delannoy)
  • Programme de recherche sur la grotte des Fraux (Dordogne) (resp. L. Carozza et A. Burens) voir le blog
  • Programme de recherche « Projet Datation Grottes Ornées » - Grotte des Deux Ouvertures, Grotte aux Points (resp. J. Monney)
  • Programme de recherche sur la grotte des Gorges (resp. S. David)
  • Publication de l’ouvrage « Le Barrois et son karst couvert »
  • Spéléologie : instructeur de la Fédération Française de Spéléologie, Diplomé d’Etat supérieur
  • Plongée : chef de plongée scientifique CNRS, Certificat d’Aptitude à l’Hyperbarie classe 1B

ACTIVITÉS D’ENSEIGNEMENT

Depuis 2003 :
Université de Savoie - Centre Interdisciplinaire Scientifique de la Montagne
Géographie physique, karst, cartographie
Fédération Française de Spéléologie
Stage de formation nationale « équipier scientifique » - Conférences diverses

2000 - 2003 : Université de Nancy 1
Géologie, Hydrogéologie, Géomorphologie

RESPONSABILITÉS SCIENTIFIQUES, DIRECTIONS DE THÈSES

  • Président de l’AFK - Association Française de Karstologie (2013-2017)
  • Membre de la plateforme CTI3D (Cartographie, Topographie, Imagerie et 3D) du laboratoire EDYTEM
  • Membre de l’équipe de rédaction de Karstologia
  • Membre du comité de lecture de la revue « Géomorphologie »
  • Membre du comité de lecture de Dynamiques environnementales
  • Membre de l’équipe scientifique de la grotte Chauvet (Ardèche)
  • Membre du Conseil scientifique de la réserve des Gorges de l’Ardèche
  • Co-direction thèse de Souhail Hajri (soutenue en 2010)
  • Co-direction thèse de Benjamin Sadier (soutenue en 2013)
  • Co-direction thèse de Asma Tayebi (soutenue en 2011)

ACTIVITÉS INTERNATIONALES

  • Patagonie chilienne : Recherches pluridisciplinaire sur l’archipel karstique de Madre de Dios (Chili) En savoir plus

Station hydrologique de la rivière de Chevaline (grottes de Choranche, Vercors). Le seuil rectangulaire calibré autorise une mesure fine des hauteurs d’eau qui sont ensuite transformées en débit. Conductivités et températures sont de même enregistrées et l’ensemble des données est stocké dans une station de mesure qui reste sur le site en permanence.

Effondrement de la voûte dans la zone d’entrée des « Dolines de Chéria » en Algérie. Le plafond de la cavité, calé sur un joint de stratification, est encore visible au premier plan en haut tandis qu’au sol s’accumulent les blocs et la couverture pédologique issus du démantèlement de ce conduit karstique.

La grotte du défilé des Anglais (Lot, France) présente des banquettes-limites caractéristiques qui témoignent d’anciens niveaux successifs de remplissages souterrains. Ceci accrédite la paragenèse du conduit, c’est-à-dire un creusement dit paragénétique associant de manière synchrone un écoulement noyé lent, une aggradation du remplissage et une corrosion de la voûte.

La grotte des Serpents (Savoie, France) est ainsi dénommée car des reptiles venaient s’y réchauffer à la faveur d’une température élevée (karst hydrothermal d’Aix-les-Bains). Les morphologies de plafond (coupoles de dissolution) témoignent de l’ancienne zone noyée qui devait occuper cette salle. Celle-ci a été plus tardivement aménagée (muret).

Dans la rivière souterraine de Gournier (Isère, France), un dépôt de calcite est actuellement en cours de précipitation. Il occupe le fond actif de la rivière ainsi que les parois jusqu’à une certaine hauteur ce qui laisse supposer que le dépôt est possiblement actif en hautes eaux. Cette évolution récente est à relier à des changements de conditions du milieu souterrain.

Volume effondré dans le réseau de la Balme à Collomb (Savoie, France). Dans ce réseau, les galeries se développant proches du versant sont le siège d’une détente litho-statique provoquant la chute du plafond et favorisant la genèse de salle localement importante. Des voiles de calcite blanche montrent que le phénomène semble stabilisé.

Prélèvement d’ossements de rennes dans l’aven du Passe Muraille (Ardèche, France). Les animaux, piégés dans la cavité par une chute de plusieurs mètres, sont retrouvés en connexion anatomique. La datation (environ 13 ka BP) de ces ossements montre que la géométrie de la zone d’entrée de l’aven était très différente à l’époque de ce qu’elle est actuellement.

Série de gours étagés dans la grotte de Soustelle (Gard, France). L’écoulement lent des eaux saturées en carbonate dissous génère une précipitation chimique le long de la pente et construits ces gours, véritables petits barrages de calcite. Ceux-ci grandissent par aggradation, augmentant en amont la taille du bassin et en aval la hauteur de « chute ».

Etudier la circulation de l’eau depuis le sol jusqu’à la zone d’infiltration du karst passe par des mesures quantitatives (mesure des débits par un pluviomètre « détourné ») et qualitatives (analyses physico-chimiques). La peu profonde grotte des Elaphes (Bauges, France) se développe quelques mètres sous la surface et se prête bien à ce type d’étude.

Les dépôts détritiques fins (ici sableux) s’organisent dans Grotte Roche (Vercors, France) en rides dissymétriques. Ces « dunes » témoignent de phases d’ennoiement du réseau souterrain et du léger courant d’eau qui parcourt la galerie à ce moment là. Leur analyse permet de reconnaître le sens des écoulements (ici du fond à gauche, vers devant à droite).

Dans le siphon de Chevaline (grottes de Choranche, Vercors), des prélèvements de la charge détritique ont été réalisés en plongée souterraine. L’analyse des constituants a permis de montrer l’importance de la calcite dans ces dépôts. Cela signifie que la charge détritique est ici essentiellement composée par le remaniement d’une production chimique interne au karst.

A la grotte aux Points (Gard), d’importantes modifications (talus d’épierrement à droite) sont associées à une exploitation historique (sans doute des argiles pour amender les sols). Une lecture des traces pariétales (discret plancher stalagmitique en bas à gauche) permet de reconstituer la géométrie de la cavité, notamment au temps des occupations paléolithiques.

Mesure de conductivité et changement d’une sonde de pression dans l’Event de Foussoubie (Ardèche). Les talus d’argile témoignent des mises en charge pluri-métriques régulières que connaît le réseau souterrain en période de crue. Ici, en période d’étiage, on note un voile de calcite flottante témoignant de l’état saturé de l’eau en carbonate de calcium.

Dans la grotte des Fraux (Dordogne), les morphologies de parois et de plafond laissent supposer une genèse en régime noyé paragénétique, associant sédimentation fine et corrosion de la voûte. La vidange du drain génère une détente mécanique provoquant ici la chute d’un pan entier du plafond que des mises en charge temporaires et ultérieures viennent sceller.

Prélèvement d’une stalagmite (réseau Garde-Cavale, Bauges, Savoie). L’échantillon est ensuite daté par Uranium / Thorium. L’étude fine des lamines et des variations de paramètres (matières organiques, rapport isotopique de l’oxygène…) renseignent sur les variations de l’environnement (climat, occupation humaines) sur les derniers millénaires.

Étonnant plafond dans la grotte des Deux-Ouvertures (Ardèche). L’aspect très « carié » de la surface est lié à l’action dissolvante des eaux. Les zones en relief sont systématiquement polies et lustrées par le passage des ours durant la Préhistoire. Ces polis d’ours ne sont pas affectés par la dissolution et sont donc plus tardifs que la corrosion pariétale.

« Anti-stalagmite » perchée dans le réseau de Bufo Fret (Aude). La genèse se fait en quatre temps : (1) le goutte à goutte creuse un trou dans une terrasse argileuse ; (2) le trou se comble de calcite avec sur les bords une alternance de lamines d’argile et de calcite ; (3) la stalagmite pousse et rejoint le plafond. Enfin (4) la terrasse est démantelée laissant l’objet en suspension.

Terrasse fluviatile mobile dans le réseau souterrain de Foussoubie (Ardèche, France). Le drain épinoyé connaît des phases d’ennoiement régulières qui favorisent la mobilité de la nappe de galets et la morphogenèse du plafond de la galerie. Au final un équilibre dynamique s’opère entre creusement et dépôt, équilibre dont la géométrie du drain témoigne ici.

Série de cupules (ou de coups de gouges) dans la rivière souterraine d’Antélias (Liban). Ces microformes pariétales témoignent de la dynamique érosive de l’eau. Leur longueur est inversement proportionnelle à la vitesse du courant. Ici, un enduit noirâtre, localisé dans la partie concave, permet d’identifier leur orientation générale.

Séquence de dépôts laminés détritiques dans la grotte Sous les Sangles (Cluse des Hôpitaux, Ain, France). La pile sédimentaire, reconnue ici à plusieurs centaines de mètres de l’entrée de la cavité, est associée à des pertes juxta-glaciaires lorsqu’une digitation du glacier du Rhône occupait cette vallée, lors du dernier maximum glaciaire il y a plus de 20 000 ans.

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