Lac souterrain de St-Léonard
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Canton : Valais Commune : St-Léonard |
Thème principal : Karstologie |
Prix d’entrée : enfant = 3 € |
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| Période géologique : Trias et Quaternaire |
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Coordonnées (mise à jour Avril 2007) :
Lac Souterrain de St-Léonard
Jean-Marc Bürgi
Rue du Lac - CH - 1958 St-Léonard
Tel: 027 203 22 66 –
Fax: 027 203 22 81 –
Adresse e-mail :
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Site internet : http://www.lac-souterrain.com/
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| Durée de la visite : 1 heure | Fréquentation : 100 000 visiteurs | Date d’ouverture : 1949 | |||
Le lac d’une longueur d’environ 300 mètres et d’une largeur moyenne de 20 mètres a une profondeur de quelques mètres. Il se parcourt en bateau. Très longtemps, la commune a établi une concession avec un particulier qui payait en contrepartie une redevance. Depuis les importants investissements liés au travaux de 2003, la commune est l’unique actionnaire de la Société Anonyme du Lac souterrain
Particularité : un restaurant à l’extérieur permet d’assurer une restauration simple et d’organiser ainsi des soirées festives.
Particularité : un restaurant à l’extérieur permet d’assurer une restauration simple et d’organiser ainsi des soirées festives.
Formation :
Le gypse dans lequel est creusé la grotte, révèle la même paléogéographie qui a permis, à quelques kilomètres de là, la naissance du sel des mines de Bex. Mais ici, nous sommes dans le domaine pennique dont l’emplacement à l’époque se trouvait beaucoup plus éloigné. C’est le jeu de la tectonique alpine qui a permis l’actuel rapprochement de ces deux zones. Le gypse s’est donc déposé dans les lagunes qui , au Trias, il y a 200 millions d’années, recouvraient cette zone alors côtière du vaste continent de la Pangée.
L’orogenèse alpine a métamorphisé le gypse en anhydrite et, lors de la compression alpine, les nappes de ce domaine pennique ont été repoussées vers le nord.
Rapprochées de la surface, l’anhydrite a été soumis aux infiltrations des eaux de surface le transformant à nouveau en gypse. La circulation souterraine a provoqué la dissolution puis l’évacuation de celui-ci, donnant naissance à la cavité qui abrite le lac. Le colmatage du fond de la galerie par les argiles également entraînées assure une certaine étanchéité qui permet au lac de perdurer. Toutefois, le tremblement de terre de 1946, a élargit les fissures et failles du lit du lac qui alors s’est vidé plus rapidement qu’il ne se remplissait.
Le gypse dans lequel est creusé la grotte, révèle la même paléogéographie qui a permis, à quelques kilomètres de là, la naissance du sel des mines de Bex. Mais ici, nous sommes dans le domaine pennique dont l’emplacement à l’époque se trouvait beaucoup plus éloigné. C’est le jeu de la tectonique alpine qui a permis l’actuel rapprochement de ces deux zones. Le gypse s’est donc déposé dans les lagunes qui , au Trias, il y a 200 millions d’années, recouvraient cette zone alors côtière du vaste continent de la Pangée.
L’orogenèse alpine a métamorphisé le gypse en anhydrite et, lors de la compression alpine, les nappes de ce domaine pennique ont été repoussées vers le nord.
Rapprochées de la surface, l’anhydrite a été soumis aux infiltrations des eaux de surface le transformant à nouveau en gypse. La circulation souterraine a provoqué la dissolution puis l’évacuation de celui-ci, donnant naissance à la cavité qui abrite le lac. Le colmatage du fond de la galerie par les argiles également entraînées assure une certaine étanchéité qui permet au lac de perdurer. Toutefois, le tremblement de terre de 1946, a élargit les fissures et failles du lit du lac qui alors s’est vidé plus rapidement qu’il ne se remplissait.
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Décollement du gypse du toit de la galerie |
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![]() Cristal de Gypse
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Histoire de la mise en tourisme :
La première exploration du lac date de 1943, cette année là, Jean-Jacques Pittard, président de la Société Suisse de Spéléologie, accompagné de Jacques Della Santa réalisèrent la traversée sur un matelas pneumatique, jusqu’à la plage terminale.
Les années suivantes la grotte est explorée, cartographiée et finalement ouverte au public en 1949 par une concession donnée à deux jeunes du village.
En juin 1950, la grotte est bénie par le curé de la paroisse et placée sous la protection de Notre-Dame des gouffres dont une statue est déposée au niveau du chaos terminal.
La première exploration du lac date de 1943, cette année là, Jean-Jacques Pittard, président de la Société Suisse de Spéléologie, accompagné de Jacques Della Santa réalisèrent la traversée sur un matelas pneumatique, jusqu’à la plage terminale.
Les années suivantes la grotte est explorée, cartographiée et finalement ouverte au public en 1949 par une concession donnée à deux jeunes du village.
En juin 1950, la grotte est bénie par le curé de la paroisse et placée sous la protection de Notre-Dame des gouffres dont une statue est déposée au niveau du chaos terminal.
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Entrée de la visite |
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Les travaux de protection :
En 1986, un premier important affaissement de la voûte de la cavité s’est produit, heureusement alors qu’aucun touriste n’était sur le lac. Un géologue a alors été nommé à la surveillance de la cavité et chaque année des travaux ont été réalisés afin de purger les parois puis de les consolider.
En Octobre 2000, un nouvel éboulement, dans la zone d’accès a interrompu l’exploitation durant 2 années.
Dans la première partie de l’année 2003, d’importants travaux de restauration ont été entrepris. (pose de 600 ancrages dans la voûte, 1500 m2 de treillis métalliques de protection et 800 m2 de natte d’étanchéité au fond du lac, système de monitoring) le tout pour une somme d’environ 2,5 millions de francs suisse.
Le niveau du lac est désormais régulé en permanence de façon artificielle.
En 1986, un premier important affaissement de la voûte de la cavité s’est produit, heureusement alors qu’aucun touriste n’était sur le lac. Un géologue a alors été nommé à la surveillance de la cavité et chaque année des travaux ont été réalisés afin de purger les parois puis de les consolider.
En Octobre 2000, un nouvel éboulement, dans la zone d’accès a interrompu l’exploitation durant 2 années.
Dans la première partie de l’année 2003, d’importants travaux de restauration ont été entrepris. (pose de 600 ancrages dans la voûte, 1500 m2 de treillis métalliques de protection et 800 m2 de natte d’étanchéité au fond du lac, système de monitoring) le tout pour une somme d’environ 2,5 millions de francs suisse.
Le niveau du lac est désormais régulé en permanence de façon artificielle.
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Ancrage dans la voûte |
![]() Le chantier
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Bibliographie, sites internet :
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Pralong Jean-Pierre (2004), Utilisation touristique de cavités karstiques dans des roches évaporitiques : le cas du Valais central (Suisse), dans Actes de la réunion annuelle de la Société Suisse de Géomorphologie, p.57-67
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Grobet André-Héli (1993) Le lac souterrain du Saint-Léonard, 12p.
Une partie des illustrations est issue du site internet officiel des grottes



