Grotte de St-Béat
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Canton : Bern Commune : Sundlauenen | Thème principal : Karstologie |
Prix d’entrée : adulte = 12 €, enfant = 6 € |
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| Période géologique : Crétacé et Tertiaire |
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Coordonnées (mise à jour Janvier 2008) :
Beatushöhlen-Genossenschaft
3800 Sundlauenen
Tél : +41 33 841 16 43
e-mail : info@beatushöhlen.ch
Site internet : http://www.beatushoehlen.ch/
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| Durée de la visite : 1 heure | Fréquentation : 92 000 visiteurs | Date d’ouverture : 1904 | ||||
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La grotte est aménagée sur un kilomètre environ. Les galeries parcourues présentent un profil en tube caractéristiques de conduits creusés en régime noyé. En période de crue, l'eau envahit encore l'entrée. Le reste du réseau exploré sur une douzaine de kilomètres par les spéléologues montre des profils de galeries en trou de serrure car elles ont été creusées en zone vadose, l'érosion n'attaquant que le plancher des galeries, là où l'eau circule. A l'extérieur un musée présente le karst des environs aisni que différents aspects du monde souterrain et de la spéléologie. |
![]() Plan de la zone visitée
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![]() L'entrée des grottes
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Du mythe de St Béat à la mise en tourisme :
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La cellule de St-Béat |
Après avoir donné sa fortune aux pauvres, St-Béat se serait rendu à Rome pour être baptisé par Pierre. Chargé d'évangéliser le pays de l'entre deux lacs, il serait arrivé accompagné de Just. Là, découvrant les persécutions subies par la population sous le joug d' un dragon redoutable, il aurait combattu ce dernier jusqu'à le précipiter dans le lac provoquant un bouillonement des eaux. Il aurait ensuite achevé sa vie au coeur de la grotte qui porte son nom. |
De cette belle légende, il faut retenir le bouillonement des eaux due à la mise en charge lors de la fonte de printemps de résurgences noyées qui témoignent d'une période où la vallée était plus profonde qu'aujourd'hui.
La grotte devint un haut-lieu de pélerinage, puis tomba dans l'oubli au moment de la Réforme.
Au XVIII ème siècle, elle commence à attirer de prestigieux visiteurs tels que Goethe ou Wagner. Mais il faut attendre le début du Xxème siècle pour que son aménagement donne naissance à un véritable produit touristique.
Géologie du site :
Le massif karstique du Siebenhengste au coeur duquel s'ouvre le réseau de la grotte appartient aux nappes helvétiques et se présente comme une vaste dalle monoclinale inclinée de 15 à 20 ° vers l'est. Il est coupé par une grande faille normale de direction SW-NE, la faille de Hohgant Sundlauenen, au sud-est de laquelle les calcaires sont chevauchés par le Flysch.
Les réseaux sont creusés dans le Shrattenkalk, l'équivalent de l'Urgonien jusqu'au marno-calcaires du Drusberg, couche imperméable d'une épaisseur de 30 à 50 m. Plus de 150 km de galeries on été recensées sur plus de 1360 m de profondeur.
![]() Extrait du site grotte.ch
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![]() Extrait du site grotte.ch
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Deux bassins versants ce partagent le massif : le bassin versant de la grotte, d'une surface d'environ 6 km2 et le bassin du Siebenhengste Hohgant, beaucoup plus étendu avec plus de 35 Km2 de surface.
Reconstitution des différentes étapes du creusement de la grotte :
L'analyse du concrétionnement de la grotte associée à celle des sédiments présents (granulométrie, nature, épaisseur...), a permis de reconstituer l'histoire du réseau.
6 niveaux de galeries peuvent être distingués, du plus élevé, situé à 890 m jusqu'au niveau actuel autour de 530 m. Chaque palier correspond à une période interglaciaire durant laquelle les eaux ont creusé la montagne pour rejoindre le niveau de base de la vallée. Une fois atteint le profil d'équilibre, il fallait attendre une nouvelle phase glaciaire au cours de laquelle le glacier creusait à nouveau la vallée. Ce sont ainsi 6 périodes glaciaires qui ont laissé leur traces ici depuis 350 000 ans, ce qui remet en cause les classiques quatre périodes historiques : Gunz, Mindel, Riss, Wurm.
Exploration du site :
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Elle a rééllement commencé à la fin de la seconde guerre mondiale. Les premières études scientifiques ont été menées par Franz Kunchel. L'exploration du massif est coordonnée depuis 1973 par la Höhlenforschergemeinschaft Tegion Hohgant (HRH) qui regroupe différents clubs spéléologiques. Photo extraite de la thèse de Häuselmann Philipp |
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Bibliographie, sites internet :
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Haüselmann Philipp (2004) Les grottes de Saint-Béat : formation, historique, exploration.








