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Département :

Savoie (73)

Commune :

St-Georges d’Hurtières

Thème principal :

Ressource minérale (fer, cuivre, argent)

 

Prix d’entrée :

Adulte 7,3 Euros,

Enfant 6,4 Euros

 

Période géologique :

Plusieurs phases du primaire au tertiaire.

Coordonnées (mise à jour février 2010) :
Le Grand Filon- Site minier des Hurtières
73 220 St Georges d’Hurtières
Site internet : http://www.grandfilon.fr

Durée de la visite : 3 h

Fréquentation : 10 000 visiteurs / an

Date d’ouverture : 2000

 Durandal, la célèbre épée donnée par Charlemagne à son neveu Roland aurait été forgée avec le fer extrait des mines de St-Georges. La teneur en manganèse du minerai explique la qualité des armes façonnées en Maurienne à cette époque.

Descriptif :

Le musée : sur une surface d’exposition de 640 m2, il accorde autant d’importance à la description de la nature et de l’origine du gisement qu’à l’histoire de son exploitation et de la transformation du minerai.

Il se compose d’espaces totalement séparés les uns des autres, qui ne peuvent accueillir en même temps qu’une quinzaine de personnes environ.

Le parc métallurgique situé à l’extérieur présente 5 points de messages sonores.

Grande salle d’entrée

Principaux éléments muséographiques : le théâtre optique qui retrace l’histoire de l’exploitation, un spectacle son et lumière qui reconstitue la Grande Fosse, 2 films : Le Grand Filon et l ‘Aventure Minière. Le parc métallurgique de 6000 m2 présente les différentes étapes du traitement du minerai, le Rhomboèdre au travers duquel apparaît le panorama de la Vallée de la Maurienne.

Particularité : des animations liées à la fonte du métal sont proposées durant la saison touristique.


Le théâtre optique


Le parc métallurgique


La galerie Saint-Louis

La galerie St-Louis : la visite de cette galerie d’exploration ouverte lors de la reprise des recherches de minerai dans la seconde partie du XX ème siècle complète la découverte.

Un parcours souterrain, d’une plus grande ampleur est en cours d’aménagement.

 


Entrée du musée

Maîtrise d’ouvrage : Association d’Animation du Canton d’Aiguebelle

Maîtrise d’œuvre : Pascal Désert et Agnès Rambeaux-Ries

Muséographie : Hervé Sider

Investissement : 1,5 million d’euros financé à 80 % par un programme Interreg, les derniers 20 % étant pris en charge par le SIEPTH (Syndicat Intercommunal pour le Développement des Hurtières)

Depuis le 1 Octobre 2004, la gestion du musée est communale.

 Le gisement métallifère :

Les minerais qui constituent le grand filon sont un carbonate de Fer : la sidérite (FeCO3), un sulfure de Cuivre, la chalcopyrite (CuFeS2) ainsi que de la galène (PbS), qui peut renfermer de l’argent. Le « Grand Filon », ou filon de « St Georges », d’une puissance de 5 à 8 mètres est décalé par le jeu de 5 failles. En profondeur, le filon est plus rectiligne d’où une exploitation souterraine plus facile.

Il s’est formé au cœur de la chaîne hercynienne, il y a 300 millions d’années. Des fluides provenant des profondeurs, ont alors déposé, dans la phase de refroidissement liée à la remontée, dans les fractures des micaschistes en formation, des métaux qui se sont combinés aux roches encaissantes.

Traces de l’ ancienne exploitation

Visite des galeries

 Le premier écrit concernant les mines des Hurtières date de 1244. L’exploitation s’y faisait à la fois de façon quelque peu anarchique par des paysans mineurs mais aussi par les différents propriétaires des mines qui se sont succédés. Les galeries s’étagent de 1100 à 1400 mètres le réseau atteignant près de 25 kilomètres d’extension. L’amélioration des techniques d’attaque de la roche a permis l’augmentation progressive des rendements mais le minerai devait être transporté dans la vallée pour y être transformé. La découverte d ‘un procédé technique permettant d’utiliser la minette de Lorraine mettra progressivement fin à l’exploitation des gisements alpins. En 1931, les mines ferment définitivement.

Bibliographie, sites internet :

  • Robert Durand (2005), Anciennes Mines et Carrières souterraines de Savoie, Edition Cléopas, 300 p.

  • Association Culturelle de l’Eco-musée des Hurtières (1994), Mines de Saint-Georges d’Hurtières, 45 p.

Nathalie CAYLA –UNIVERSITE DE SAVOIE EDYTEM UMR CNRS 5204