Muséum d’Histoire naturelle de Grenoble
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Département : Isère (38) Commune : Grenoble |
Thème principal : Minéralogie Paléontologie |
Prix d’entrée : Adulte 2,2 Euros, Enfant Gratuit
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Période géologique : L’ensemble des temps géologiques |
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Coordonnées (Mise à jour janvier 2010) :
Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble
1, rue Dolomieu 38816 Grenoble Cedex 1 Tel.: (33) (0)4 76 44 05 35
Fax : (33) (0)4 76 44 65 99
Site internet : http://www.museum-grenoble.fr
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Durée de la visite : 2 heures |
Fréquentation : 80 000 /an |
Date d’ouverture : 1851 |
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Descriptif : Le Muséum abrite une riche collection qui dépasse 1,5 million de spécimens, dont seule une petite partie est présentée sur les 3000 m2 de surface d’exposition. La géologie et la minéralogie occupent la moitié de cet espace. Au premier étage, on découvre une collection de minéraux provenant du monde entier, présentée dans une mise en scène originale. |
Façade du muséum |
Le second étage est réservé au domaine alpin, il permet d’explorer dans l’une des galeries l’histoire de la formation des Alpes et dans l’autre, les plus importants gisements de cristaux alpins (Mines de La Gardette) et de minerais alpins (sidérite d’Allevard)…

Les galeries de présentation de la géologie alpine
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Un effort particulier est fait afin d’ouvrir le muséum au plus large public : déficients visuels, handicapés moteurs et mentaux, sourds… Des médiateurs scientifiques ont ainsi été formés, des vitrines spécialement équipées et des parcours organisés. Vitrine équipée pour visiteurs déficients visuels |
Une salle « Paroles de terre » offre à découvrir 101 fossiles issus des plus grands gisements de la planète. La présentation rappelle l’organisation d’un chantier de fouille. Elle se veut esthétique, mais nourrit le questionnement scientifique par des raquettes sonores et des écrans animés qui permettent d’introduire un message plus scientifique.
Les origines du Muséum d’histoire naturelle de Grenoble
Le Muséum est l’héritier d’un cabinet de curiosités qui a vu le jour en 1773. Il était alors associé à la Bibliothèque Publique de Grenoble qui avait été rachetée par souscription à l’évêque. L’histoire du Muséum va ensuite suivre celle de la science, de simple collection de curiosités glanée au temps des Lumières, il va devenir un fond de recherche sur lequel s’appuieront les travaux de nouveaux savants : des géologues, des biologistes… Une double origine marquera l’évolution de ce fonds : le domaine alpin bien sûr mais aussi les voyages que feront par exemple les frères Champollion.
En 1849, le maire de la ville, Frédéric Taulier, décide de donner son indépendance au Muséum. Il commande à l’architecte Barillon la création du bâtiment qui abritera les collections mais aussi une bibliothèque spécifique le tout dans un jardin botanique. Le Muséum ouvre ses portes en 1851.
Des remaniements importants y seront apportés en 1991 afin de moderniser la muséographie.
Emile Gueymard
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Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des mines de Paris, il débute sa carrière d’ingénieur des mines dans le département du Simplon nouvellement réuni à la France puis en Corse. Il est nommé à Grenoble en 1824 et devient titulaire de la première chaire de sciences-naturelles de la faculté des sciences naissante qu’il conservera jusqu’en 1849. Dès lors, il se consacre avec passion à son Dauphiné natal. Il le parcourt en tous sens, et écrit, en 1844, un ouvrage monumental pour l’époque : « Statistique minéralogique, géologique et métallurgique de l'Isère. » Sa passion pour les cristaux va lui permettre de constituer l’une des plus belles collections de l’époque qu’il souhaitera voir conservée à Grenoble. C’est ainsi que le Muséum se portera acquéreur des 4737 pièces de celle-ci. |
Emile Gueymard Coll Muséum histoire naturelle Grenoble |
La mine de la Gardette :
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Macle de La Gardette (Ph J. Istas) |
Elle se situe sur la commune de Villard Notre Dame, à 5 km de Bourg d’Oisans, à 1290 m d’altitude. Le site connu depuis le début du XVIII ème siècle est devenu en 1776, la première mine d’or de France, sous le règne de Louis XVI. Mais c’est surtout pour ses magnifiques spécimens de quartz que le gisement doit sa réputation. Ils présentent une macle particulière, c’est-à-dire une association orientée de deux ou plusieurs cristaux identiques, dits individus, reliés par un angle de 84 °33. Le quartz de La Gardette a été utilisé pour la confection des lustres du château de Versailles.
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Bibliographie, sites internet :
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Rochas Joëlle (2006), Du cabinet de curiosités au muséum : les origines scientifiques du Muséum d’histoire naturelle de Grenoble, Thèse d’histoire de l’université Pierre Mendes France, 878 p.
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Rochas Joëlle (2002), Les origines scientifiques du Muséum d’histoire naturelle de Grenoble, ed Muséum d’histoire naturelle de Grenoble, 32 p.
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Les collections minéralogiques en Rhône-Alpes (2004), ed. Muséum d’histoire naturelle, 42 P.





