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1er juillet 2015, 14h | Soutenance de thèse, par Grégoire Mommessin

Étude des perturbations thermiques profondes associées aux contextes hydrogéologique et paléo-environnemental des massifs alpins
Exemple du versant sud de la moyenne Maurienne

Amphithéâtre du bâtiment Pôle Montagne, Université Savoie Mont Blanc, campus scientifique Savoie Technolac, Le Bourget du Lac

Mots clés : perturbations thermiques, régime transitoire, massifs alpins, hydrogéologie, paléo-environnement, diagraphie thermique

Résumé :

Les travaux de reconnaissance menés par la société Lyon-Turin-Ferroviaire (LTF) pour le projet de tunnel international ont conduit à l’acquisition de diagraphies différées sur un grand nombre de forages profonds. La synthèse des données a permis de mettre en évidence des anomalies thermiques profondes au sein du massif à proximité du front du Houiller et dans la série siliceuse de Vanoise. Ces anomalies sont confrontées à un modèle conceptuel intégrant des circulations d’eaux souterraines homogènes dans les zones décomprimées de versant et localisées dans les zones profondes ainsi que les effets thermiques associés. Le modèle conceptuel considère un état thermique transitoire des massifs dépendant du contexte paléo-climatique.

À proximité du front du Houiller, une modélisation numérique du secteur a permis de montrer que les anomalies thermiques rencontrées sont cohérentes avec l’hypothèse d’une perturbation froide associée à l’activation, au début de l’Holocène, d’une circulation profonde localisée qui se propage par conduction dans le massif. La prise en compte, dans la modélisation, du changement de température au début de l’Holocène conduit à l’adoption d’un flux géothermique de 100mWm-2 , donc plus élevé que les flux généralement considérés dans les Alpes.

Dans la série siliceuse de Vanoise, les anomalies observées de gradients profonds peuvent être expliquées par une augmentation de la température des circulations dans la zone décomprimée de l’ordre de 2.4°C vers la fin du Petit Âge Glaciaire. Le réchauffement des circulations plus important par rapport au réchauffement de l’air à cette période est expliqué par une diminution des apports d’eau de fusion nivale dans la zone décomprimée. Ce résultat repose sur le développement d’une méthode 1D permettant d’estimer l’âge et l’amplitude d’une variation brutale de température à la limite d’un milieu semi-infini en conduction. Avant d’être appliquée aux données de diagraphies de forage, la méthode a été testée sur des données issues de simulations numériques reproduisant les températures obtenues dans un contexte de versant intégrant les effets du relief et la présence d’un flux géothermique.

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