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Jeudi 31 mars 2016, 14h | Séminaire EDYTEM

« Géophysique de la zone critique » et « Reconnaissance de dépôts d’avalanche à partir d’imagerie »

Bât. Pôle Montagne (amphi), campus scientifique du Bourget du lac

Géophysique de la zone critique

Par : André Revil, directeur de recherche à ISTERRE

Résumé :

Lors de cet exposé, je montrerai l’utilité des méthodes d’imagerie géophysiques (imagerie non-intrusive) pour un certain nombre d’applications concernant la zone critique de notre planète. Ces méthodes géophysiques permettent de détecter les circulations hydriques dans le sous-sol, les conduits karstiques, les fronts redox (avec un rôle central données aux biofilms bactériens avec la formation de véritables canaux conducteur entre bactéries dans le sous-sol), la prise en eau des systèmes racinaires et la montée de la sève dans les arbres. Tous les aspects environnementaux pertinents à la zone critique peuvent ainsi être suivis et imagés sur une vaste gamme d’échelles spatiales et de pas de temps. Je passerai aussi un peu de temps sur les aspects de fusion des données, aspect central dans l’amélioration de nos techniques d’imagerie.

Reconnaissance de dépôts d’avalanche à partir d’imagerie

Par : Laurent Fouinat, doctorant EDYTEM

Résumé :

Avec le réchauffement climatique récent, le manteau neigeux en montagne est plus dense, ceci se traduit par une augmentation du nombre d’avalanches de neige humide. Elles peuvent potentiellement causer des dégâts matériels importants ou couper des voies d’accès. En vue de mieux comprendre l’occurrence de ces événements, des carottes sédimentaires du lac du Lauvitel (vallée de l’Oisans) ont été analysées suivant une méthodologie basée sur un CT-scan utilisé dans l’imagerie médicale. Les différences de densité relative à l’intérieur de carottes sédimentaires a permis de distinguer des niveaux d’accumulation de dépôts d’avalanches depuis les années 1880 jusqu’à nos jours. Ces dépôts sont caractérisés par la présence de grains grossiers jusqu’à plusieurs centimètres de diamètre et de matière organique arrachés des parois ou des sols par l’avalanche, puis transportés jusqu’au fond du lac. Cette méthodologie novatrice permet d’obtenir une imagerie fine des différents éléments constituant un sédiment lacustre, mais peut aussi offrir des perspectives intéressantes pour de futures études.

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