Sentier géodidactique de Salanfe
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Thème principal : Géomorphologie |
extrait de : les sentiers didactiques de Yaëlle Berrebi |
| Période géologique : Du primaire au tertiaire |
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| Durée du parcours : 3h30 | ||
| Canton : Valais Commune : Salanfe |
Dénivelé : 450 m | |
| Date de création : 2000 | Distance : 6 km |
Le sentier, qui fait le tour du lac était parcouru bien avant que la valorisation actuelle ne soit réalisée. En 1999, Nicolas Mettan, président de la commune d’Evionnaz mandata Sandro Benedetti pour la réalisation d’une offre géodidactique destinée au grand public. Le sentier parcourt un site dont la mise en valeur a commencé voici près de deux siècles alors qu’il était connu pour être l’un des plus beaux pâturages de Suisse. Il permet de faire le tour du lac artificiel créé par la retenue mise en place vers 1950.
Deux panneaux informent le randonneur, l’un à l’entrée du camping de Van d’en Haut pour présenter le sentier, l’autre, près de l’auberge de Salanfe aborde le thème du barrage.
Le cirque de Salanfe :
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Photographie extraite du site de la commune d’Evionnaz |
Le site de Salanfe est un amphithéâtre glaciaire d’environ 22 km2 situé au sud des Dents du Midi dans le Chablais valaisan. Il est entouré par : les Dents du Midi au nord, la Tour Sallière au sud-ouest et le Luisin au sud. Le cirque est drainé par la Salanfe qui se jette dans le Rhône à Miéville par la fameuse cascade de la Pissevache.
Deux unités géologiques se partagent le cirque de Salanfe : le socle cristallin des Aiguilles Rouges |
dans la partie sud-est du secteur qui est recouvert d’une couverture autochtone formant une bande passant par le col d’Emaney, le lac de Salanfe, le col du Jorat et la nappe de Morcles, dans la partie Nord-Ouest.
Le barrage de Salanfe, circulation souterraine et sources thermales du Val d’Illiez
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Le barrage est construit sur un verrou de roches métamorphiques, le gneiss des aiguilles rouges. Le pendage du toit de ce socle varie de 20 à 30 °, en direction du nord-ouest. La plus grande partie de la retenue est située sur la couverture autochtone des gneiss : des cargneules et des dolomies du trias. |
![]() extrait de l’article de Jean Sesiano
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Les eaux acheminées dans la retenue proviennent de deux bassins versants, Salanfe et Saufla de respectivement 18,4 km2 et 13,4 km2. Les eaux de la Saufla sont amenées à la retenue de Salanfe par gravité, dans une galerie de 4,17 km et par pompage depuis les stations de Clusanfe et Giétroz. La conduite forcée reliant le barrage à la centrale de Miéville, 1472 m plus bas, compte trois tronçons dont les pentes varient entre 0,5% et 94,62%.
A la suite d’une série de séismes peu marqués mais aussi de la mise en eau du barrage en 1953, des sources thermales sont apparues près du village d’ Illiez, à 790m d’altitude. Toutes les eaux thermales et subthermales de la zone d'étude ont été mesurées, échantillonnées et analysées à de nombreuses reprises à partir de 1988. Ces sources, situées sur la rive gauche de la Vièze, émergent de flyschs tertiaires parautochtones helvétiques. Elles ont une température de 30 °C au maximum et le débit total des divers exutoires est de 1200 l/mn. Le chimisme, de type Ca-SO4 avec une minéralisation totale de 1850 mg/l, est caractérisé par de faibles teneurs en éléments alcalins et en chlorure.
Une expérience de traçage conduite en 2001 a permis de montrer qu’une partie des eaux de la retenue s’engouffre dans des pertes situées dans les cargneules triasiques malgré les travaux de colmatage réalisé en 1993 et 1994 et parcourent la dizaine de kilomètres qui les séparent d’Illiez à la vitesse d’environ 17 m/h.
Les mines d’or
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Les prospections ont débuté à la fin du 19ème siècle. Les gisements recèlent de la scheelite, de l’hématite, de la pyrite, de la blende… L’exploitation des mines débute entre 1904 et 1907. Elle concerne six gisements :
Confrérie, Combarossa, Henri, Marguerite, Elise et surtout Robert. 720 tonnes de minerai sont extraits (331,8t d’arsenic et 23,8t d’or). Elle cesse définitivement en 1988, après des phases d’exploitations périodiques, car l’activité n’est plus rentable. Elle fut l’une des trois plus importantes mines d’or de Suisse. |
![]() Entrée de la mine robert
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Benedetti Sandro (2003), Géomorphologie et tourisme didactique dans le site de Salanfe (Evionnaz, Valais) dans Géomorphologie et tourisme Actes de la Réunion annuelle de la société Suisse de Géomorphologie p. 185-195
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Sesiano Jean (2003), Traçage entre le lac de barrage de Salanfe et les sources thermales de Val d’Illiez, dans Karstologia 41 p 49-51




